© Martin Jehnichen, Leipzig, Allemagne
Philippe Tondre s’est imposé comme l’un des hautboïstes majeurs de sa génération. Loué pour son expressivité et la singularité de son timbre - qualifié par la BBC de « hautbois solo à couper le souffle », par la Frankfurter Allgemeine Zeitung pour sa « souveraineté remarquable » et par le Philadelphia Inquirer pour son « son d’or liquide » - son jeu allie raffinement, profondeur lyrique et une voix musicale immédiatement reconnaissable. Comme l’écrit le Bonner General-Anzeiger, il est un « maître du hautbois, révélant les nuances les plus subtiles avec des lignes mélodiques à couper le souffle… où le hautbois atteint des hauteurs célestes. »
Né en 1989 à Mulhouse (France), il débute le hautbois auprès d’Yves Cautrès avant de poursuivre ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de David Walter. Il bénéficie également des conseils de Heinz Holliger, Maurice Bourgue, Jacques Tys et Jean-Louis Capezzali, qui marquent profondément son développement artistique.
Sa carrière professionnelle débute très tôt : à seulement 18 ans, il est nommé hautbois solo de l’Orchestre Symphonique de la SWR Stuttgart, poste qu’il occupe de 2008 à 2021. Il est ensuite hautbois solo du Budapest Festival Orchestra de 2014 à 2020, puis du Gewandhausorchester de Leipzig de 2016 à 2017. En 2020, il est nommé hautbois solo du Philadelphia Orchestra sous la direction musicale de Yannick Nézet-Séguin.
Musicien invité très recherché, il se produit régulièrement comme hautbois solo invité auprès des plus grands orchestres, notamment le Royal Concertgebouw Orchestra d’Amsterdam, le London Symphony Orchestra et le New York Philharmonic.
En 2010, Seiji Ozawa le choisit comme hautbois solo du Mito Chamber Orchestra et du Saito Kinen Orchestra, fonctions qu’il occupe toujours aujourd’hui. Depuis 2019, il est également hautbois solo du Chamber Orchestra of Europe, témoignant de son engagement profond pour la musique de chambre et le travail orchestral.
Soliste internationalement reconnu, Philippe Tondre se produit avec de nombreux orchestres et chefs prestigieux à travers le monde. Parmi les étapes marquantes de sa carrière figurent ses débuts à la Philharmonie de Berlin en 2013 dans le Concerto pour hautbois de Bohuslav Martinů avec le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, ainsi que ses débuts au Carnegie Hall de New York en 2022 avec l’Orchestra of St. Luke’s.
Lauréat de nombreux concours internationaux - Genève, Printemps de Prague, Sony Tokyo, IDRS Gillet-Fox - il remporte en 2011 le Concours International de l’ARD à Munich. En 2012, il reçoit le Beethoven Ring du Beethovenfest de Bonn, rejoignant ainsi une liste prestigieuse de lauréats tels que Julia Fischer, Lisa Batiashvili et Gustavo Dudamel.
Chambriste engagé et artiste du disque, Philippe Tondre a enregistré trois albums salués par la critique. Son premier disque, Contrasts, consacré à Robert Schumann, a été récompensé par un Diapason d’Or Découverte et un Choc Classica. Son deuxième album, French Fragrances, dédié au répertoire français pour hautbois, a reçu le Prix 5 Diapason. Son dernier enregistrement, Eastern Enchantment, consacré aux répertoires slave et hongrois, est paru le 13 mars 2026.
Parallèlement à sa carrière de concertiste, Philippe Tondre s’investit activement dans la transmission. Il a été professeur de hautbois à la Hochschule für Musik Saar de 2015 à 2023 et a été nommé en 2022 professeur au Curtis Institute of Music de Philadelphie. Il est également International Visiting Professor au Royal Northern College of Music de Manchester ainsi qu’au Royal College of Music de Londres, et intervient régulièrement comme professeur invité à la Guildhall School of Music de Londres, à la Juilliard School et à la Manhattan School of Music à New York.
Frankfurter Allgemeine Zeitung « souveraineté étonnante »
Stuttgarter Zeitung « Presque flutistique, délicat, malgré tout ample et dense »
Rhein-Neckar Zeitung « D’une douceur sublime, jouant avec une intimité sensationnelle, Tondre chante ses notes jusqu’au dernier souffle »
Bonner General-Anzeiger « si subtil, révélant les plus tendres nuances, avec de merveilleuses lignes mélodiques à couper le souffle, jouées avec une telle perfection musicale: le hautbois atteint ici des hauteurs célestes »
Süddeutsche Zeitung « Ce que Tondre a fait avec le Concerto KV 314 en ut majeur de Mozart fut une véritable sensation »
Seen and Heard International « Un hautboïste noble et aristocratique »




















